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vendredi 10 décembre 2010

Un temps de repos

Vous avez peut-être remarqué que les articles en ligne se faisaient plus rares ces dernières semaines.
Ayant malheureusement quelques soucis de santé j'ai en effet décidé de marquer un temps de pause.
Fini le déni et les exigences jamais rassasiées.

Me reposer, voir des gens compétents et humains, lire, cuisiner sainement (et goulûment!), m'informer, me faire plaisir, observer mon chat et faire du tri rythmeront à présent mon quotidien.

Je reviendrai une fois l'harmonie revenue mais avec sans doute des légers changements au programme.

D'ici là, portez-vous bien et passez de jolies fêtes!
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dimanche 21 novembre 2010

Les petits mouchoirs

♥/4

Les petits mouchoirs, c'est l'histoire d'une gang de potes. Des potes qui se côtoient sans réellement se voir.

Le film débute par l'accident de Ludo. C'est grave. Il est à l'hôpital.
Le reste de la bande décide malgré tout de partir en vacances, le laissant seul face à son destin.

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Les personnages dépeints étant abjects, j'avais envie d'en finir au plus vite.
La vraisemblance de la situation est elle aussi difficile à avaler.
Ca vous viendrait à l'idée de vous dorer au soleil suite à la vue terrible de votre ami défiguré?

Et puis tout a changé.
Je m'y suis attachée à ces caricatures vivantes. J'ai ri.
Je n'ai plus vu le temps passer.
Deux heures et demi, c'est pourtant long.

On en dira ce qu'on veut: oui, Canet nous joue du violon ; oui, c'est cliché. Oui, les personnages n'évoluent pas ; oui, les femmes y ont très peu de place. Oui, sa manière d'aborder la sexualité est grossière — le personnage d'Isabelle simulant une partouze sur Second Life en est un bon exemple.
Oui.

N'empêche, j'ai pleuré. Et pas qu'un peu.
Je devais retenir mes larmes alors même que j'avais quitté la salle. Mon ami et moi n'avons alors plus échangé que quelques mots. On s'est regardé d'un air entendu et on a marché en silence jusqu'à sa voiture.
Parce que c'est vrai qu'on vit dans un fichu monde. C'est vrai que nos belles amitiés ne riment pas à grand chose. A peine à combler des besoins égoïstes les uns après les autres.
Mais c'est aussi vrai que dans le fond, on aimerait tous agir autrement.
Et qu'on est touché, tout simplement, malgré nos faux semblants.

Alors voilà, j'aurais pu décrier ce film et vous en citer tous les défauts. Ce n'aurait sans doute pas été si compliqué.

Mais pour une fois, j'avais envie de penser avec mon cœur. Et mon cœur a pleuré.*



* Je tiens tout de même à préciser que j'étais très fragile en cette période et que mon intellect était sans doute lui aussi un peu fatigué. J'émets donc à présent des réserves sur mon jugement d'alors. Je le visionnerai à nouveau un jour afin d'en avoir le cœur net...
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dimanche 7 novembre 2010

Des souvenirs, encore!

J'ai retrouvé ces quelques commentaires que j'avais écrits lors de mon voyage en Asie. Très brefs, je les annotais sur un bout de papier, pour me les remémorer.
Ici, je ne les oublierai plus.


(Rappelez-vous, les meilleurs et pires souvenirs se trouvent ici)
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Japon

Photos personnelles - Cliquez sur les photos pour les voir en grand.


2008 Narita
8 octobre

Hôtel assez cher. Quand on ne prépare rien, voila ce qui arrive.
Joli jardin. Je le vois du restaurant.
Rencontre d'une Américaine. Elle a donné des cours de langue durant un an à Tokyo. Ça me donne des idées.
Je veux retourner à l’aéroport pour échanger mon Japan Rail Pass.
Je demande mon chemin. Je lui fais des signes d’avion, elle me comprend.

Nagoya
9-10-11-12 octobre

Megumi.
Un fonctionnaire m’aide, veut l’appeler. Il me conduit de kiosques en kiosques, je la retrouve. De grandes accolades. Ca fait si longtemps !
Oasis 21. On reçoit des tonnes de cadeaux dans la rue: shampoing, thé, mouchoirs, friandises.
On pourrait vivre juste en marchant.


Takayama
13 octobre

Une vieille dame rencontrée dans le train m'offre des friandises.
Quelques temples. Un arbre centenaire.
Ruelles étroites, bordées d’un filament de rivière. C’est très joli.
Bondé de touristes, c'est le week-end, les Japonais sont tous là je crois.
Je marche jusqu’au parc, je m’arrête dès l’entrée. Je lis deux ou trois pages de mon roman. Il fait froid.
Je rentre.

Osaka
14 octobre

Gâteau au chocolat et thé à l’orange dans une maison traditionnelle.
Rencontre de la maman de Megumi. Elle m’offre le quatre heures.
Leur maison se trouve un peu à l’extérieur de la ville, je suis malade dans la voiture, chemin tortueux.
Grand buffet pour me célébrer. Papa très drôle. Maman m’offre une jupe de Kimono.
Premier bain à la japonaise.
Miyazaki. Un homme-poisson.

Il fait froid mais ils m’habillent d’un gros pull. C’est agréable.
Les chiens sont tout fous. Ils courent dans tous les sens.

Kyoto
15-16-17 octobre

15 octobre

Superbe temple, Kiyomizu-dera.
Megumi me quitte à 16 heures. Contente d’être seule à nouveau.

Guesthouse bien sympa. Fichue Allemande.

16 octobre

Une multitude de temples, château. Musée du Manga. Je découvre XX. Sublime manga. Je le feuillette, encore et encore. Je voudrais l'acheter. C’est une trop vieille édition me dit-on, difficile à trouver. Je chercherai à Tokyo.

17 octobre

Marché de poissons, magasins.
Bières avec Adam d'Israël. On sympathise tout de suite. Il insiste: il payera toutes les bières.

Hiroshima
28-29 octobre

Très calme. Wouaw.
Guesthouse géniale. Internet et laundry gratuit.

Au musée, larmes aux yeux et mal au ventre.
J’écoute les témoignages. J’y penserai longtemps.

Miyajima
30 octobre

Magnifique.
Je reçois une orange.

Rencontre des frères et sœurs catalans. Ascension de la colline. Singes des neiges bataillant au sommet. Funiculaire. Pancake de poulpe et huîtres divines.
Au retour, je recroise Adam. On se retrouvera en Thaïlande.

Beppu
21-22-23 octobre

21 octobre (en soirée)

Onsen Takegawara: bain de sable.
Elles rient de me voir si rouge dans le bain chaud.

22 octobre

Les huit enfers. Rencontre de Kaoru. On se donne rendez-vous à Tokyo.
Rencontre des Chiliens et de la Française.
Une bourse? Pour une durée de deux ans? Je réfléchis.

Musée du sexe.
Onsen hoyoland: doroyu, ce qui signifie bain de boue.
Un bain mixte juste après les images érotiques?
Bières avec Catriona. Elle est Irlandaise et parle bien trop vite. Je ne comprends pas tout.

23 octobre

Suginoi Palace: onsen, sauna et belle vue.
Souper surprise avec Catriona.

En vitesse, un dernier onsen avant de quitter la ville: Hyotan

Usuki
24 octobre (matinée)

Je recroise l’Anglais et l’Espagnole, James et Coloma.
Nos tickets sont numérotés. À la sortie du train, ils ne sont plus là. Se sont-ils endormis?
Pas de bus. Deux businessmen me proposent de partager leur taxi, je ne paye rien. Ils viendront me chercher une heure et demie plus tard.
Bouddhas de pierre sculptés à même le roc.
Grande expérience culinaire, rencontre de locaux charmants.
Ils s’émerveillent de me savoir de Belgique. Chocolat, bières...
Je suis seule. " Aaahhhhhh!! » général.

Mes nouveaux amis en costume viennent me chercher, je n’avais pas bien compris l’heure. Je cours.
Au moment où mon train entre en gare, on m’interpelle. Un couple du dîner me rattrape, ils veulent m’offrir quelques cadeaux et le nom des aliments formant mon repas. Adorable. Un long chemin séparait les bouddhas de la gare.
Maintenant, je vais pouvoir me repoudrer le nez.

Yufuin
24 octobre (après-midi et soirée)

J’arrive à la gare de Yufuin.
Il est déjà tard: 14h30. L'onsen, Saigakukan, ferme à 16h et j’en ai pour plus d’une demi-heure de marche.
Je demande mon chemin, un couple s’apprête à rentrer chez eux mais propose de me conduire. J’arrive tout juste pour profiter du paysage. Je suis seule dans l’onsen, le bonheur...
Je ne traîne pas, il fait trop chaud.
Je retourne dans le centre, je déambule et profite des magasins le long des rues anciennes.
Il fait noir, je n’ai pas l’heure, je décide de rentrer : j'ai une corres
pondance pour rejoindre Beppu.
Yufuin est très beau, calme. Le sommet de la montagne est entouré de brouillard.

Okayama
25 octobre

Jardin. Top trois du Japon comme ils se plaisent à dire.
Souper gargantuesque. Les cuisiniers me questionnent à l’aide de leur laptop, deux clientes les rejoignent. Je leur donne mon adresse, elles me donnent un cadeau.
Je le découvre le soir venu : deux jolis gâteaux, emballés comme il se doit. Le goût est quant à lui assez particulier!

J arrive à X. L office du tourisme est déjà fermé. Je demande mon chemin à un passant. Il ne sait pas, m’emmène à la police. Les propriétaires de l’hostel viendront me chercher.
Tout en haut d’une colline. La vue est époustouflante.

Ma compagne de chambre est trop bavarde, elle aussi munie de son dictionnaire japonais-anglais. Je finis par lui dire que je vais dormir.
Le lendemain matin, je rencontre deux Belges. Le propriétaire nous conduit à la gare, mes compatriotes m’offrent ce voyage.

Naoshima
26-27 octobre

26 octobre

Musée Benesse.
Hockney.
Pudding au potiron garni de taches (serait-ce du chocolat?). Je laisse un message dans le journal.
Sur le retour, une voiture s’arrête. Coïncidence, c'est la fille de la propriétaire de mon hostel.
Elle me dépose face à un bar.
Souper offert par un homme quelque peu vulgaire mais pas bien méchant. C'est tout petit, tout noir et enfumé. Je ne reste pas longtemps. Hoontoo ni arigato. Ça lui fait plaisir. Je crois même qu'il rougit!

27 octobre

Les autres musées sont fermés le lundi, zut.
Dîner trop copieux, belle vue sur la mer.
Hockney de nouveau. J’aime cet endroit.
Il y a Internet à disposition. Je lis mon nouveau livre sur le Japon. C'est un peu chez moi ici.

Himeji
28 octobre (début d'après-midi)

Je rencontre un couple de Hollandais. Ils font un voyage thématique, tels leurs ancêtres.
Livres de seconde main, j'y passerais bien ma vie entière, mais il me reste si peu de temps pour visiter. Une Geisha pose devant le château.

Nagoya
28-29 octobre

Problème de train. Quand il y a un accident avec le Shinkansen, il paraît que c'est toujours dû à un suicide. Rencontre du Suisse, Markus. Je retrouve Megumi.

29 octobre

Poste, j'envoie un colis, même par bateau c'est très cher.
Dîner, Alma fait sa sieste. On l'accompagne.

15h15, on a dormi trop longtemps.
Megumi et Alma m'accompagnent à la gare, je reçois un cadeau, les adieux, les émotions, j'oublie mon guide.

Tokyo
29-30-31 octobre et 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10 novembre

29 octobre

Je n'ai pas l'adresse de ma guesthouse, je l'ai oubliée dans la poche de la poussette, glissée dans mon guide.
Heureusement, l'amabilité légendaire des Japonais me sauve.
Je rencontre des businessmen au bar, le boss m'offre mon repas.

Je découvre la première partie noire du Japon. Les pauvres employés sont éreintés: un s'endort sur la table, un autre s'ennuie ferme. Et pourtant, ils restent. Le boss a décidé qu'il s'amuserait, il s’amusera donc ! Il donne de grandes tapes dans le dos du grognon, qui jamais ne sourira. Le troisième semble particulièrement s'intéresser à la Belgique, il me parle d'Antwerpen et de Bruxelles. Des gaufres, du chocolat, de la bière, de la Grand Place.
Le quatrième, le plus sympathique et engageant, traduit dans un anglais sommaire. Il a pourtant voyagé et travaillé un an en Australie.
Dortoir de 8 personnes, je ne ferme pas l'œil de la nuit.

30 octobre

Asakusa. Les multiples magasins de souvenirs, du papier traditionnel, des figurines en papier mâché, des tissus, des biscuits, tout est là. J'ai envie de tout acheter. Je me limiterai à trois cadeaux et deux feuilles de papier.
Le temple.
Je continue ma lancée avec quelques magasins modernes, je mange des suba, tente de t'appeler, tu ne réponds pas. Je me réconforte avec un café froid de chez Starbucks.

31 octobre

Palais impérial, fermé le vendredi. J'erre dans le jardin, le parc de X, arrive a Ginza, visite le Sony shop, découvre que la Tokyo Designer Week a lieu ce week-end. Après la visite d'une ou deux galeries, je prends le métro et passe la fin de soirée à déambuler de stands en stands.
J'ai besoin de couleurs. L'art me manque.

Soirée passée en compagnie d'hispanophones. Un Mexicain, un Argentin et deux Catalans.
Très sympathiques, ils m'invitent à boire une bière (ou deux. Ou trois. Ou…je ne sais plus.). Le temps passe si vite que je ne me rends pas compte de l'heure: 2h30 du matin. Il faut rentrer. On se donne rendez-vous le lendemain. Ils ont leur avion à l'aube, mais je ne parviens pas à me lever. Ils n'auront été qu'un bref passage.
Au moins, à présent, je sais: je n'ai pas oublié l'espagnol.

1er novembre

Rendez-vous a 11h30 à Akihabara avec Kaoru, rencontrée à Beppu.
Electronic town. Sympathique quartier, mais Ka n'a rien d'une geek. J'y reviendrai plus tard, si j'ai le temps. On teste un maid cafe. C'est assez drôle mais l'interdiction de faire des photos me laisse un goût de déception. Un délicieux cheescake bien garni. Est-ce bien utile de le mentionner, Ka insiste pour me l'offrir. Elle m'offrira d'ailleurs aussi un souper diversifié, que l'on dégustera avec son ami, Daisuke.
Entre temps, nous sommes allées visiter le musée au Ropongi Hills, perché au 53ème étage avec une vue imprenable sur Tokyo by night. On en profite pour imprimer des stickers à la mode japonaise, dans un photomaton. L'expo est dédiée à Annette Messager. Très beau. À l'accueil du centre commercial, une jolie Japonaise garnie de son nœud en fleur m'en explique le secret. Je le partagerai.
Il est 22h, je devais rentrer avant la fermeture de l'accueil de l'hostel : ils ont mon sac. Heureusement, lorsque j'arrive avec plus d'une demi-heure de retard, ils se trouvent là, sirotant une bière.

2 novembre

Je me lève tôt pour me rendre au marché d'Harajuku dont parle mon guide. Je ne le trouverai jamais, malgré la recherche assidue de mes trois assistantes d'une quinzaine d'années, qui je pense s'ennuyaient terriblement et avaient trouvé en cette mission un goût d'aventure. Il me fut d'ailleurs très difficile de m'en séparer.
Parc de Yoyogi, les chanteurs, les musiciens, les danseurs de Hip Hop, le parc à chiens (tous vêtus d'une jolie carpette), le jogging des aveugles reliés par une corde à leur guide.

Je sens l'odeur fraîche de l'herbe coupée et le soleil me réchauffe.
Au hasard, je me dirige vers le pont. J'hésite à faire demi-tour, mais une vague impression d'animation m'attire. Je découvre un festival à Shibuya, de nombreux stands et une piste de danse. J'y achèterai deux kimonos pour enfants - je croyais qu'ils étaient juste courts, comme quoi un touriste, ça peut être bête - et des vêtements.
Je déambule ensuite dans le quartier, tombe sur une exposition de l'époque Edo et reste un bon moment bouche bée devant ces chefs d'œuvre.
Je termine par un centre commercial. Là, tout en haut de la tour de verre se trouve une exposition Manga.
J'y récolterai ma première figurine, un astro boy magnifique. Je suis assez fière de mon
acquisition.
Je me ferai encore le cadeau d'un menu tout de crabe ce soir-là, baignée par la musique mélodieuse de la harpe, tout en lisant ce court texte de Chris Marke, qui me touche au plus haut point.
Je ne suis pas d'accoutumée du genre à m'émouvoir pour un rien.
Est-ce l'harmonie de ce pays qui me fait apprécier ces courts moments?
De retour à Asakusa, je découvre mes nouvelles compagnes de chambre: je suis à présent entourée de filles, nous sommes six. On passe une bonne partie de la nuit à papoter, je suis vraiment exténuée.

3 novembre

Je me lève avec difficulté.
Je ne veux absolument pas manquer la danse des hérons et le défilé qui suit. Je manquerai tout de même la parade, après plus d'une heure d'attente sur le tapis rose.
À l’horizon, un dragon pointe le bout de son nez, mais il faut que je m'en aille: Gilles m'attend au pied d'Hachiko, ce brave chien.
Il n'a pas changé. Gilles.
Après dix ans, toujours ce même visage innocent.
On mange un bout, ou bout par bout, ce gigantesque hamburger au fromage et à l'avocat et mon ancien ami me fait découvrir le quartier de Daikaniyama .
Jeune, branché mais meilleur marché, j'y retournerai.
Je sens un léger malaise entre nous. Nous n'avons sans doute pas grand-chose à nous raconter, après plus de dix ans sans nouvelle.
Malgré tout, on parle de la possibilité d'un futur tête-à-tête. Peut-être une soirée lindy hop?
J'arrive enfin à te joindre, mais ton accueil est froid. Je raccroche. Je me sens triste à présent.

4 novembre

Je me lève tard, je fais mes lessives, je traîne sur Internet.
Un coup de déprime. Il est venu comme ça, sans prévenir.
Je me pose sans cesse des questions, je n'arrive pas à prendre de décision.
Revenir au Japon en février et en faire le tour complet, d'Okinawa à Hokkaido?
Suivre des cours de photographie?
Et l'année prochaine? Vivre ici? Reprendre des études d'art?
C'est fatigant de ne jamais pouvoir répondre, même pour une échéance courte telle que février.
Je voudrais prolonger mon séjour à Tokyo. Je m'informe mais le changement d'avion me coûterait 4000 bath. C'est malheureusement trop.
En début de soirée, je vais au Kabuki-za, dans le quartier de Ginza.
La pièce qui se jouait s’appelait Funa Benkei (Beinken dans le bateau).
J'avais loué l'audio guide, mais je ne le conseille pas.
C'est perturbant et même dérangeant les commentaires dans une oreille et les sons live dans l'autre. J'ai donc coupé l'appareil et profité du spectacle.
Demain, départ à l'aube, je vais au marché de poisson Tsukiji. Rendez-vous à 4h30 avec Marieke, Belge de Gand.

5 novembre

Debout à 3h45. C'est une première !
Marché Tsukiji. Sushi du matin, en file et en regardant du bon côté svp!
Quartier de X, maisons particulières, lumière, vraiment chouette.
Thé, couverture, musique et un bon livre.

6 novembre

Musée Crafts Asakusa.
Bateau sur la rivière Sumida jusqu'au jardin Hamarikyu Koen.
Rencontre de Beatriz, espagnole.
Cérémonie du thé. Matcha délicieux, dommage que je sois entourée de personnes qui ne la prennent pas au sérieux et n’en respectent pas les règles.
Monorail Yurikamome depuis la gare de Shimabashi qui traverse la baie de Tokyo par le Rainbow Bridge. Impressionnant!
Je rejoins l'île artificielle d'Odaiba.
Musée de la publicité. Très intéressant.
Onsen sur l'île. Oedo Onsen Monogatari. Toujours aussi bien.

7 novembre

Je suis allée acheter du thé au Tea-tsu. Bar-shop tenu par une demoiselle bien sympathique. Vous m'en direz des nouvelles.
Balade dans le quartier d'Ayoma. Grandes enseignes japonaises.
Dans le magasin Pleats Please, je découvre un folder sur l'expo design 21-21. Je vais y faire un tour. Il y a un concert de jazz au sein de la galerie. Un harmonica, une guitare et une contrebasse. Pas mal.
Juste en face, au Suntory Museum, une expo sur Picasso en l'honneur des X années de collaboration entre la France et le Japon.
Le centre est très intéressant d'un point de vue architectural. Les magasins bien choisis et il y a même un hôtel pour chiens.

8 novembre

Momat. National Museum Of Modern Art Tokyo.
Mot. Museum Of Contemporary Art Tokyo.
Je n'ai pas eu le temps de voir les expos temporaires, quel dommage.
L’exposition permanente est super. J'essaierai d'y revenir demain.

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Thaïlande (premières semaines)

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2008 Bangkok
13-14 septembre

Je me dirige vers le centre en bateau-bus. Visite du Grand Palais. Je me fais agresser de partout, je suffoque.
Rencontre d’une Allemande, créatrice de bijoux.
Visite d’un temple, une Thaïlandaise croisée sur place nous raconte.

Kanchanaburi
16-17-18-19 septembre

Les sept cascades. Une Nouvelle Zélandaise m’accompagne, pleure pour son tour en éléphant. Je la trouve capricieuse. Temple des tigres. Je joue avec une serviette et un bébé tigre.
Massage des pieds, le premier.

Phetchaburi
20-21 septembre

Ville bruyante. Polluée.
Minimum confort. La douche se trouve au-dessus des toilettes dans le couloir. Rien ne me sépare de la rue. Ça pue le gaz d’échappement, c’est infesté de moustiques.
Attaque d’un macaque sur la colline. Je marche à reculons. Je tremble, je transpire.
Une Thaïlandaise me conduit de centre de massage en centre de massage. Avec sa fille, nous sommes à trois sur la mobylette. On tournera dans la ville jusqu’à en trouver un d'ouvert. Les cheveux dans le vent, je n’ai enfin plus chaud. Je suis bien. Je la remercie.

Hua Hin
22-23-24-25 septembre

Hotel « chicos » le premier jour. Il y a une piscine.
Premier massage thaïlandais (pas juste les pieds).
Mon cheval s’affole le long de la plage. Je pense m’écraser sur les rochers.

Crabe. Des heures pour le déguster. Mon dieu que c’est bon !
Collines et singes. Hommes-femmes.

Prachuap khiri kan
26-27 septembre

Tour en kayak. Je suis remorquée par des pêcheurs, le vent est trop fort. Je pense qu’ils me disent que je suis folle.
Rencontre du groupe de Bangkok sur la plage. On passe la journée ensemble. J’ai mon livre de conversation de base en Thaï. Les hommes jouent au football, ils se baignent. Les filles papotent, prennent des photos. Ils m’offrent le dîner (calamars,..) Hot!!
Ils déposeront mon vélo au centre de location. Direction chez eux. Ils louent
une maison face à la mer. On fait un grand barbecue. On chante. Ils aiment le karaoké. Anniversaire de X. Un gâteau. De l’alcool. Il fait nuit. Ils me ramènent. Échange d'e-mails et promesse de se revoir.

Chumphon Mon surnom?
28 septembre

Internet. Dormir tôt. Départ le lendemain à 5h30.

Koh Tao
29-30 septembre et 1-2-3-4-5-6-7 octobre

Open water diver. Trois jours. Moniteur français, se prénomme Christian.
Partenaire de plongée: Martin de Montréal.
Autre resort. Pas très sympas. Spa grandiose. Massage, sauna.
Première fun dive, tortue de mer. Je la frôle de la main.
Plongeur Australien. « Yeah man! »

Bangkok
6-7 octobre

Agence de voyage japonaise. Achat du Japan rail pass.
Ferme aux serpents. Bof bof.
Massage des pieds, sympathique Thaïlandaise de mon âge.

Koh Samui
13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23 novembre

18-19-20-21-22 novembre
Cure de Détox au Natural Wing Resort. J’ai 27 ans.

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jeudi 4 novembre 2010

The social network

♥♥♥♥ Coup de coeur!

Ca faisait bien longtemps que je n'avais plus autant apprécié aller au cinéma.
Longtemps que je n'avais plus vu une salle aussi remplie. Un silence aussi profond envahir les lieux, même si de temps à autre il était entrecoupé de rires. Une vague de murmures se propager dès les dernières minutes du film pour se transformer en un véritable brouhaha. Un vent. Une tornade.

Je suis restée là, scotchée, à observer.

A écouter tous ces gens qui avaient tellement de choses à se raconter à la suite de The Social Network.

Un grand film, une BO géniale et des acteurs époustouflants.

Et comme je ne pourrai jamais vous en parler aussi bien que lui, je m'arrêterai là.

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lundi 1 novembre 2010

Belgitude

Frites, moules, chicons, chocolat, bière, genièvre.
Des mots qui suffisent à évoquer un pays, mon enfance, mes souvenirs.


Cochon en massepain

Me trouvant souvent hors de mes contrées ces dernières années, j'ai eu envie de vous communiquer quelques-unes des spécialités belges que j'apprécie.
Bien sûr la Belgique c'est bien plus que des stéréotypes, j'en conviens. Mais le but de ce post étant uniquement de parler de mon quotidien, pas de grande gastronomie ici.


1- La cassonade / La Maquée


J'aime particulièrement ces moments où vers la fin de l'après-midi, quand il est encore trop tôt pour souper mais qu'on a déjà une faim de loup, on se permet une tartine beurrée à la cassonade en rajoutant de temps à autre de la Maquée. La Maquée est un fromage blanc à pâte fraîche constitué de lait de vache qui prend une jolie texture brune et fondante quand il se mélange au sucre. Mais vous pouvez tout aussi bien la déguster avec de la ciboulette et des radis. Et c'est toujours aussi bon!


2- La Trappiste de Westmalle (triple si possible!)


Que serait la Belgique sans ses bières? Et sans une bonne Trappiste?
La bière est notre fierté nationale. Elle se déguste bien entendu au verre entre amis avec du bon fromage mais s'utilise également pour la confection de nombreux plats.


3- La tarte al djote


Tarte al djote était une douce insulte dans ma famille... ne me demandez pas pourquoi, je n'ai jamais compris.
De passage dans la région ce week-end, j'en ai profité pour faire un détour par une ferme et me régaler de cette spécialité Nivelloise.
Ses ingrédients sont la boulette — autrement dit du fromage gras de ferme — et des bettes.
N'oubliez pas la touche finale: une touche de beurre.


4- Le chocolat


Mon péché mignon. Je ne pourrais pas vivre sans.
Dans l'ordre sur les photos: Pierre Marcolini, du chocolat aux noisettes et des Mignonettes Côte d'Or — que mes cousins et moi dérobions au moment du rituel du café des soupers familiaux.


5- Le massepain

Le massepain est une pâte faite à base d'amandes, de blanc d'oeufs et de sucre.
J'adore le massepain assorti d'un autre goût en son centre, particulièrement si c'est du chocolat — belge, ça va de soi !
Sans oublier les fameux cochons roses de la St-Nicolas.
Celui représenté sur la photo de droite provient du Delhy Candyshop d'Ostende et est au melon.


6- Les gaufres


Connaissez-vous la différence entre les gaufres de Liège et de Bruxelles?
C'est simple: la gaufre de Liège ou gaufre au sucre se mange froide ou tiède. Celle de Bruxelles vous brûle les doigts. Elle est légère et croustillante, nappée de crème chantilly ou de sucre glace. Et si vous êtes vraiment gourmand, vous pouvez même y rajouter quelques fraises.


7- Le gouda jeune au sel de céleri


Le must des apéritifs.


8- Le double dip

Bon, c'est pas du tout belge mais on en mangeait tous à la récré et j'en rêve encore...


9- Les frites et la Mitraillette


Alors là, on s'attaque à un gros morceau!
D'abord, une bonne frite se mérite. Elle se mange debout, dans le froid, après avoir fait la file devant la baraque (à frites). Ensuite, une frite digne de ce nom se doit d'être régulière, lavée plusieurs fois à l'eau et cuite doublement. Enfin, une frite ne se déguste jamais seule. Il faut de la sauce, en veux-tu en voilà... Le choix est grand, ce ne sera donc pas une décision facile. En passant par les classiques mayonnaise - ketchup jusqu'aux piquantes pickles et andalouse, une dizaine d'options au minimum vous sont offertes.
Ma préférée? La Brazil. Je la regrette toujours lorsque je suis à l'étranger.
Une autre variante pour apprécier cette brindille dorée est la Mitraillette. Il s'agit d'une baguette dans laquelle on ajoute des frites, de la viande telle la fricadelle, des crudités et de la sauce. En général, elle se découvre à l'aube, vers les 4 heures du matin quand votre estomac crie famine. Et même alors, vous n'arriverez sans doute pas au bout.


10- Les macaronis au sucre ou au beurre


Un souvenir relié à mes après-midi passés chez ma grand-mère maternelle. Ou alors jeune étudiante. Quand j'étais fauchée.


11- Le foie de volaille aux framboises


Alors, celui-ci, je ne pense pas que ce soit une spécialité belge. Mais c'était mon plat préféré adolescente. Je n'aurais donc pas pu le laisser pour compte.


P.S: en faisant mes recherches d'images, je suis tombée sur le site du livre Le goût des Belges qui décrit les produits préférés de mes concitoyens. La plupart des photos viennent de là. Elles sont de Sven Laurent. N'hésitez pas à y faire un tour. Les autres photos sont personnelles ou de Reader's digest.
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